Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 20:57

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UN MANUSCRIT PAS COMME LES AUTRES...

Ce livre, dont nous présentons, sur cette page, quelques extraits, offre deux facettes : des aventures vécues assez extraordinaires et des dialogues philosophiques concernant la face cachée du phénomène de la création, une théorie révolutionnaire sur le but de l'existence terrestre, sur les dangers de la surpopulation, du fanatisme religieux, de l'adoration du dieu argent, de l'inconscience et de la folie humaine...

Le mobile de l'expédition maritime projetée est dictée par la volonté des acteurs d'attirer l'attention des médias sur leurs aventures, afin de pouvoir mettre en lumière leur philosophie et dénoncer les méfaits de l'obscurantisme, responsable de la décadence de l'humanité.

Bref, une histoire passionnante, où l'action, le suspense et la réflexion se côtoient en bonne intelligence pour vous offrir un récit de qualité.

  

 

( Extraits de chapitres à lire sur cette page).

 

4-eme - Version bonne - 

 

Copyright : tous droits de reproductions réservés pour tous pays.

 

Ce livre inédit et primé de 432 pages, n'est pas vendu

partout. Pour connaitre les adresses des magasins

de presse le diffusant, téléph. au 09 63 05 61 17.

(version ebook envisagée)

 

Vous pouvez aussi le recevoir en direct,  dédicacé

par l'auteur, en adressant un chèque de 20 euros

(frais de port compris) à l'association :

 

"ECOLE de L'AUDACE"

Mairie de Lambesc

Office du tourisme 

13410 Lambesc".

 

Renseignements  : ecoledelaudace@gmail.com


OOO

AVANT  PROPOS

 

     Pourquoi la survie de chaque espèce, nécessite-t-elle la destruction d’autres formes de vies, dont nous faisons évidemment partie ? Pourquoi l’intelligence universelle, appelée Dieu par les descendants du singe, a-t-elle créé un tel « système » diabolique et cruel ? Existe-t-il une raison logique à ce mécanisme physique sans pitié ?

Oui. Et vous découvrirez la réponse dans ce livre...

              
O
CHAPITRES...


    Chaque peuple de la  terre, de par sa culture, a hérité d'un dieu. Ces dieux, aux pouvoirs parait-il infinis, ont hélas la même curieuse particularité, ils ne se montrent jamais !... Peu importe, chacun croit au sien, le vénère et le propage...

     L'un d'eux, cependant, pourrait apparaitre comme le dieu des enfoirés ! Ce serait lui, d'après certains écrits, qui aurait créé le ciel, la terre et la Vie mais, aussi, l'horreur et la cruauté, la nécessité de tuer pour se nourrir et la peur de souffrir à son tour en étant dévoré...

     Comment son peuple n'a-t-il pas honte de l'idolâtrer ?

 

CHAPITRE I

 Paris-Marseille, l’aventure commence !
   Croyances : la grande illusion...


 

   …Le rapide Paris–Nice fonce dans la nuit, à travers les immenses plaines de Bourgogne. Une pluie fine nous fouette le visage, tandis que nous descendons tous les quatre sur les marchepieds* du wagon, accompagnés par le grondement sourd du train. Avec anxiété, je me demande quel est l’espace prévu entre deux trains se croisant…
    Sitôt la portière refermée, nous réalisons la précarité de notre situation. Ici, on n’est pas au cinéma, l’aventure est réelle ! Quatre jeunes inconscients, arc-boutés sur le double marchepied d’un train roulant à cent trente kilomètres heure, sous la pluie… Combien de temps l’effort va-t-il durer ? N’allons-nous pas nous fatiguer rapidement à rester cramponnés ainsi ? Les  premières minutes paraissent des heures…. Personne n’ose exprimer les craintes ressenties. La peur nous tenaille le ventre !…

* Les trains de cette époque étaient ainsi conçus…


 O

(...)

    – J’appelle gourous, dit Charles, tous ceux qui, aujourd’hui comme hier, dans n’importe quelle religion, ont toujours affirmé des choses qu’ils n’ont jamais vu, des scénarios de création du monde invérifiables, des lois célestes totalement illogiques par rapport à ce que nous constatons autour de nous dans la nature comme, par exemple, la nécessité de détruire des vies pour entretenir la survie d’autres formes de vie, engendrant la souffrance des victimes de cette prédation forcée et cruelle ! Vous appelez cela la merveilleuse œuvre du BON Dieu, vous ?... De plus, croyez-vous que les religieux, qui ont précédé notre civilisation à travers le monde, ont réalisé le bonheur des peuples, convertis et entraînés dans l’illusion et la soumission ? Ne voyez-vous donc pas que la plupart des croyances, inculquées aux hommes depuis leur naissance, sont responsables de querelles religieuses et même, dans leur pratique absolue, de guerres et d’actes de terrorisme ?...

(...)

O


    La Nature est une source inépuisable de connaissances extraordinaires. Prenez donc la peine de l’observer, avec attention et simplicité… A chaque pas, à chaque regard, elle vous apprendra la Vérité sur votre raison d’exister !
    Si vous acceptez, bien entendu, de l’écouter…
   Dès lors, vous constaterez, à travers les multiples aspects du  monde vivant, que sa lente mais constante transformation s’effectue selon une logique perfectionniste, depuis l’apparition de la Vie. Vous pourrez alors comprendre que le phénomène universel de la Création évolutionniste, dans sa prodigieuse manifestation terrestre, n’a apparemment qu’un seul objectif : l’évolution de l’intelligence de la matière animée ! 
 


                             CHAPITRE II


                                           Découverte  des  calanques
                                           et... des mystères de la Vie !


(...)

Face à lui, un « deux pièces » convenable a été muré. Pour y accéder, il nous a fallu découper soigneusement un morceau de cloison en briques non crépies, puis opérer de sorte à le maintenir en place avec des charnières solides, placées depuis l’intérieur. Rien n’est visible de l’extérieur et il faut vraiment connaître les repères pour trouver l’entrée dérobée de cet habitat clandestin.
    Je retire le morceau de plâtre dissimulant le trou de la serrure et, après avoir introduit et tourné la clef, j’appuie sur le pan de cloison découpé, qui pivote sur lui-même, dégageant une entrée modeste mais suffisante pour se glisser à l’intérieur, en se courbant. C’est un véritable repaire de brigands…

(...)


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d9/Callanque_Sormiou-1.JPG


(...)
    Nous prenons nos sacs à dos et rejoignons l’arrière plage, où mon voilier est tiré au sec, au milieu d’une multitude d’autres embarcations. C’est un dériveur d’un genre très ancien, inconnu, apparemment un prototype fabriqué à l’unité. Je l’ai baptisé le « Proto » ! Il mesure près de cinq mètres de long et pèse plus de cent cinquante kilos, avec sa coque réalisée en lattes de bois épaisses, rivetées sur des membrures, et sa grosse dérive métallique.   

(...)
    A part le crissement de quelques cigales, encore en activité à la cime des pins, le léger bruit du ressac sur la plage et le ronronnement lointain de conversations, à la terrasse des cabanons, c’est le calme absolu. Ici, fini le tapage de la cité et la pollution de l’air. La calanque distille sa douce quiétude et ses senteurs iodées, mêlées aux essences des herbes de la Provence …

 

camping3


    Après avoir transpiré dix bonnes minutes, nous rejoignons le campement. Nous déballons le matériel et la nourriture des sacs, fixons quelques piquets de tente désolidarisés du sol puis dressons le couvert sur une table fabriquée sur place, avec quelques planches. Le soir tombe, tandis que nous commençons à dîner.

(...)

    Charles se met à rire puis répond :
    – D’abord, l’idée de la survie de l’esprit, après la mort physique, n’est pas mienne. Ensuite, pour comprendre la théorie dont je fais état, il faut évoquer les connaissances du savant, feu Albert Einstein, qui a défini la quasi non existence de la matière. Tous les scientifiques, aujourd’hui, confirment cette découverte : la matière est essentiellement constituée de vide et de forces attractives, liant les protons et les neutrons entre eux et maintenant les électrons en orbite autour de ces noyaux. L’atome ainsi composé, associé à une multitude d’autres atomes, détermine l’aspect physique de la matière*. Si tu avais la possibilité de faire cesser la rotation des électrons, tout disparaîtrait. Il ne resterait plus rien, si ce n’est un invisible nuage de particules éparses, privées d’énergie. Einstein prétend que toute la ferraille, constituant soixante navires, ne représente, en réalité, que la valeur d’un morceau de sucre en matière pure, en atomes compressés les uns contre les autres mais égalant toujours la masse des soixante navires ! C’est incroyable, non ? En conclusion, cela veut  dire que l’aspect de la matière, en réalité, pourrait être défini comme une illusion d’optique !

(...)
    –  Et le prodige ne s’arrête pas à ces seules constatations scientifiques. Nous devons reconnaître, aussi, que cette énergie cosmique semble inépuisable. De plus, à mon avis, elle est accompagnée par un autre phénomène, véritable génie de la création évolutionniste...

(...)

    – En créant le mécanisme de la prédation et la nécessité de lutter pour survivre, il oblige tous les organismes vivants à développer des prouesses d’intelligence...

 (...)

     - La terre serait alors une usine, grandeur nature, destinée à "fabriquer" de l'intelligence cosmique ?

(...)

    – La destruction moléculaire d’une forme de Vie, expose Charles, peut paraître dramatique à tous ceux qui pensent qu’après la mort il n’y a plus rien. Or, l’énergie atomique, constituant la matière, est indépendante de « l’onde intelligente » qui veille sur son destin, en l’incitant à modifier son aspect et ses moyens de défense, quand les circonstances deviennent nécessaires pour sa survie. Sinon, comment pourrions-nous expliquer les mutations génétiques subies par la matière vivante ? En observant la nature, aussi attentivement que le font les scientifiques, nous pouvons vérifier l’exactitude de cette évidente constatation : la lente mais constante transformation du monde animal et végétal répond bien à ce scénario fantastique* !
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* Dans une émission USHUAI, un scientifique montrait à Nicolas Hulot une catégorie de plantes qui, en l’espace d’un an, s’était recouverte d’épines, pour ne plus être dévoré par un prédateur menaçant son existence !...

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Par Christian Défi - Publié dans : aventures et philosophie
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 22:39

 

L'énergie électromagnétique naturelle est

la seule force utilisée par le phénomène

créatif pour maintenir  en orbite,

autour de leur noyau, les

particules atomiques

et les planètes...

 

      L'univers : ressemblance frappante avec le mécanisme atomique....

 
    Considérant la matière comme inexistante, selon les seuls critères définis par tous nos savants, feu Albert Einstein en tête, tout ce qui apparaît matériel, à nos yeux, est en réalité une illusion ou, plus exactement, la manifestation d’ondes dotées de l’énergie des atomes et de « l’intelligence universelle », omniprésente en tous lieux ! Nous-mêmes et notre cerveau faisons évidemment partie de ce phénomène extraordinaire…

(...)
    Ne semble-t-il pas que certaines réflexions scientifiques, proposées pour expliquer le phénomène de la vie et de l’évolution, en particulier celle des gènes, pourraient expliquer une partie de l’incroyable parcours de l’usine terrestre, destinée à fabriquer de l’intelligence cosmique ?
(...)
    Croyez-vous au hasard ? Croyez-vous qu’il soit possible à la providence  de porter, à elle seule, la responsabilité incroyable de milliards d’arrangements atomico-génétiques et d’autant d’illusions, ayant données naissance au monde que nous percevons?
    Croyez-vous également que le plaisir procuré par l’acte sexuel puisse être le fruit du hasard ? Ou plus logiquement le résultat d’une froide programmation, afin d’obliger toutes les espèces à transmettre ces fameux gènes à l’infini ?
    Cependant, si le hasard peut être tenu à l’écart de l’idée du processus évolutif, les religions ne vont-elle pas revendiquer l’intervention d’un Dieu pour expliquer toute la création ?...
    Sans doute mais pourront-elles alors nous expliquer dans quel but ce Dieu, décrit comme juste, bon et doté de tous les pouvoirs, aurait désiré instaurer un tel mécanisme génétique diabolique et cruel, en créant une illusion de vie, sur une petite planète perdue aux fins fonds du cosmos ?
    Le phénomène de la création, avec toutes les formes de luttes et de souffrances, dont il porte la responsabilité, peut-il s’apparenter à l’esprit d’un Dieu, tel que le propose les religions ?

    Dans ce cas, l’appellation « Dieu des enfoirés » ne sied-elle pas à merveille à ce personnage de conte de fée, inventé et dépeint à l’image des destructeurs de son propre chef d’œuvre?...

O

                                 

    Serions-nous incapable d’observer et de comprendre les vraies lois de la Vie, démontrés par la Nature, dont la force intelligente et la durée d’existence font pourtant preuve de notoriété en matière de valeur exemplaire ?
    L’étude attentive de ces règles de Vie et des durs principes de prédation et de sélection naturelle, nous aurait permis d’acquérir depuis longtemps la Sagesse nécessaire au contrôle d’un écosystème dont nous sommes évidemment interdépendants. La surpopulation, l’épuisement des ressources naturelles, la famine et l’état de survie de certains peuples n’existeraient sans doute pas aujourd’hui !

     
                   
                                           CHAPITRE III

                                          
Cap sur les îles…
                               Le règne des enfoirés !


    Accrochées sur les immenses pins parasols qui abritent du soleil notre campement, les cigales entament leur récital monocorde, aux premiers rayons lumineux. Dans le silence presque absolu, leur chant résonne sans répit et il faudrait être sourd pour ne pas se réveiller…
    A côté, j’entends Charles se mettre à rire.
    – Sacré Provence ! S’exclame-t-il. Ce réveil matin est tout simplement fabuleux !
    Il est environ sept heures, quand nous sortons des tentes en nous étirant. Le ciel est pur, pas un souffle de vent ne vient rider la surface de la mer. La journée s’annonce belle !


proto2

                   L'auteur, son amie Michèle, Maurice et Charles, sur le "Proto"...

 

(...)

    Il est plus de dix heures quand nous mettons, enfin, le cap sur les îles, situées à plusieurs milles* au large. La brise solaire* est maintenant bien établie et ride la surface de la mer. Mon vieux voilier fait preuve d’une vélocité extraordinaire, malgré son gréement* archaïque et ses voiles peu conformes, fabriquées selon le système débrouille, avec des morceaux de tissus disparates, largement issus de la récupération.
  

(...)

     - Pouvoir glisser sur l'eau sans bruit, en utilisant le vent comme seule source d'énergie, est magique, s'extasie Charles qui n'a jamais navigué à la voile. Comment as-tu appris, Chris ?

        - Simplement en passant une journée à observer les voiliers qui évoluaient contre le vent, à la sortie du vieux port de Marseille. Ensuite, j'ai fabriqué un radeau qui m'a permis de mettre en pratique et perfectionner ce que j'avais appris !

 

ton kiki 1

Le radeau "TON KIKI" utilisé, avant le "Proto", pour naviguer dans les calanques...


 (...)

    La brise a forci et le voilier commence à gîter. Sans vraiment nous en rendre compte, nous avons déjà fait du chemin vers le large, environ la moitié du parcours. Nous devinons plus nettement les contours rocheux de l’île Riou, tandis que le profil de la côte s’estompe lentement dans le sillage du Proto.

 

(...)
    Maurice est le premier à rompre le silence, en évoquant les problèmes de malnutrition  dans le monde, liés à une surpopulation galopante... 
    – Quel besoin pousse ainsi les gens à faire tant de gosses ? Un par famille, cela devrait suffire !
    – Chez nous, ce n’est rien, répond Charles. Imagine un peu ce qui se passe dans tous les pays en voie de développement, partout où les habitants n’ont pas le droit ou la possibilité, comme chez nous, de pouvoir utiliser des moyens de contraception… Ce sont par dizaines que les mômes voient le jour ! 
    – La connerie humaine dans toute sa splendeur, rétorque  Maurice en hochant la tête de dépit.
    Je ne peux soudain m’empêcher de penser au système créatif et au mécanisme machiavélique imaginé, pour obliger les espèces à se reproduire ! Le piège représenté par le désir instinctif et irrésistible, procuré par l’acte sexuel, ainsi que l’incoercible besoin, chez la femelle, d’assouvir une soif intense de tendresse maternelle, issue de la chimie complexe des mammifères, est un véritable chef d’œuvre en soi ! Aucun être vivant ne peut se vanter d’y échapper.
    Tandis que j’effectue un petit réglage des voiles, afin de réaliser un meilleur cap, je fais part, à mes co-équipiers, de mes conclusions sur ce piège incroyable, indispensable et vital à la reproduction de la Vie mais dangereusement responsable d’une surabondance humaine.
    – En somme, dis-je en me tournant vers Charles, l’instinct sexuel conforte ta théorie, selon laquelle le phénomène créatif aurait besoin de nouvelles sources d’intelligence... Il aurait mis en œuvre, sur terre, un mécanisme capable non seulement d’agir dans ce sens mais, aussi, de se perpétuer à l’infini par le biais du sexe, sans plus aucune intervention de sa part. 


 (...)
    – Le progrès serait donc seul responsable de la poussée démographique, questionne Maurice ?
    – Oui et non, répond Charles. A mon avis, c’est surtout le manque de sagesse de l’homme. Notre civilisation s’est étendue un peu trop vite à la planète entière, afin de pouvoir exploiter les ressources des pays conquis et leur vendre nos productions industrielles mais sans se préoccuper de l'avenir des peuples en expansion...


 (...)
    – En résumé, dis-je, Cousteau a raison. La surpopulation nous guette !... Pour compenser la disparition de la sélection naturelle, il faudrait stopper la prolifération humaine en instaurant une contraception libre, accessible à tous les peuples, et en dépit de toutes croyances religieuses...  

    – Là, nous sommes en plein coeur du problème, répond Charles. Les dirigeants de certains pays sous développés ne seront jamais d'accord. Ils risqueraient de se retrouver face à des peuples ayant perdu toute capacité de soumission, s'ils ne croyaient plus en leur Dieu...

 
    Nous restons quelques instants silencieux et j’en profite pour effectuer un nouveau réglage des voiles, la brise s’étant encore renforcée, en virant plus à l’est. Accusant soudain un angle de gîte plus important, le Proto accélère. J’invite mes équipiers à monter au rappel*, du côté de la coque au vent*...


(...)

   Charles devient ironique :
    – Ne nous as-tu pas déjà fait remarquer que Cousteau, appuyé par des scientifiques, adresse souvent ses cris d’alarme, via les médias et n’obtient guère d’écho ? 
    – Oui, mais il n’est pas certain qu’il s’y prenne de la bonne manière ! Il prévient l’humanité d’arrêter de surpeupler la planète mais ne propose aucun moyen pour y parvenir. Je viens d’avoir une idée. C’est un vrai projet de fous mais je pense qu’il vous plaira...

 

(...)
    Le Proto fonce maintenant sur l’eau, en découpant les vaguelettes avec son étrave effilée, dans un tourbillon d’écume. Un bon vent de force 3* vient de s’établir, nous obligeant à faire un rappel* encore plus sérieux, à l’extérieur de la coque. A ce train d’enfer, nous n’allons pas mettre longtemps pour arriver à Riou !

 

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Par Christian Défi - Publié dans : aventures et philosophie
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 22:47

    La surpopulation détermine le ravage des océans et des mers par la pêche intensive incontrôlée, provoque la destruction des forêts par la surconsommation de bois, accentue la pollution de l’air, de l’eau et de la nourriture par notre façon de vivre et de produire et, enfin, aggrave l’état de famine dans presque tous les pays en voie de développement.

 
  Si, en 1960, on dénonçait déjà la surpopulation, alors que nous n’atteignions même pas trois milliards d’individus, quelle  réaction salutaire devrait soulever la constatation des presque sept milliards la peuplant aujourd’hui et le présage catastrophique des dix, annoncés pour demain ?
   Les frontières de la planète ne sont pas extensibles et ses ressources naturelles poursuivent leur déclin. De même, la déforestation est une catastrophe pour l’écosystème de purification de l’air !
  
A terme, notre société de surconsommation, stimulée par la poussée démographique, est donc vouée à l’échec...

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http://terresacree.org/images/jardin_700x150.jpg

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     A l’aube du XXIe siècle, accepterons-nous, enfin, de reconnaître notre système de civilisation comme un échec, mondialement ressenti dans ses conséquences dramatiques ?
    Emprisonnant l’humanité, la folie et l’inconscience humaine se retrouve, ici, sous la forme d’une société désorganisée, dotée d’un esprit individualiste, totalement à l’opposé de tous les types de sociétés animales connues, sur la planète. La misère, la criminalité, les guerres, le fanatisme et les actes de terrorisme en représentent les conséquences tragiques!
    Une vraie civilisation humaine ne peut fonctionner que si l’esprit d’égalité et de solidarité est présent, unanime et délibéré, dans tous les domaines.


 CHAPITRE IV

 Projets  fous...

Contre folie humaine !

 
    Il est environ onze heures trente quand, après une navigation des plus sportives, nous laissons sous notre vent* l’île Plane, située juste devant Riou, sa voisine, qui présente une magnifique calanque aux eaux limpides, dotée d’une agréable plage de sable fin et abritée de tous les vents dominants.

     Nous y arrivons en moins de cinq minutes et constatons qu’elle est déserte. Aucun bateau n’est encore venu troubler sa quiétude. Nous fonçons droit sur la plage et laissons le Proto s’échouer par l’avant, après avoir soulevé la dérive* et le safran* du gouvernail.*
    Cette manœuvre terminé, nous descendons les voiles et tirons un peu plus la coque à terre pour lui éviter de repartir en mer. Enfin, dernière précaution, nous portons l’ancre jusqu’à un gros rocher, auquel nous l’agrippons, avant de tendre l’amarre la reliant à l’étrave du bateau.
    – Voilà, dis-je à Charles, nous te présentons notre petit paradis ! Ici, hormis les goélands, il n’y a personne...

 

(...)

      Nous entrer en courant dans l’eau, dont la température doit avoisiner les vingt cinq degrés. Ce bain est un vrai délice et nous l’éternisons en cueillant quelques fruits de mer pour agrémenter notre repas.

 

(...)
    Charles sort sa pipe et l’allume pour la première fois de la journée, avant de s’étendre, lui aussi, sur la bâche utilisée pour le repas pris à même le sol de la plage. Se tournant vers moi, il demande en souriant :
    – Qu’elle est donc ton idée, Chris, pour marcher dans les pas de Cousteau ? Je suis curieux de la connaitre…
    – L’idée est simple, commencé-je, mais sa préparation et son aboutissement risquent d’être laborieux ! Il s’agit de réaliser un exploit sportif inédit, dont s’empareront les médias du monde entier ! En devenant célèbres, nous pourrons en profiter pour exposer les dangers de la surpopulation, chercher à démolir les croyances religieuses en démontrant leurs incohérences et suggérer la contraception...
    – Hé bien ! s'exclame Charles.
    – Mais quel exploit réaliser ? demande Maurice.
  – Puisque nous avions projeté d’aller rejoindre les îles tropicales avant l’hiver prochain, pourquoi ne pas y aller avec le Proto ? Personne n’a encore réalisé un tel voyage, avec un simple dériveur. Ce serait un véritable exploit !
    – Tu es complètement fou ! S’exclame Maurice.
   – En admettant que cet exploit soit réalisable, répond Charles, cela ne suffirait peut-être pas à faire parler de nous…    
    – Sauf, si on propose à un magazine à grande diffusion et à la Télévision Française de leur procurer des reportages sur notre aventure, au fil de son déroulement. En pratiquant des prix raisonnables, nous aurions des chances d’accrocher leur intérêt ! De plus, grâce à la publicité médiatique dont nous bénéficierions, nous n’aurions aucun mal, à notre retour, pour trouver un éditeur susceptible de publier un livre complet, sur notre odyssée…
    – Je crois que ton idée n’est pas bête du tout, approuve Charles, en soufflant vers le ciel un nuage de fumée. Ce film et ces  reportages auraient un double avantage : ils nous permettraient de vivre pendant le déroulement du voyage et commencer, tout en douceur, à parler de la surpopulation qui nous guette et de tout le reste…
    – Bingo ! Tope là et c’est parti, ne puis-je m’empêcher de m’exclamer, tout joyeux.
    Je lui tends ma main et il tope, tout en riant. Je la présente aussi à Maurice mais notre ami refuse de relever le défi.
    – Vous êtes des fous furieux d’envisager de traverser les océans, sur une merde flottante pareille ! Allez vous suicider tout seuls, moi je ne marche pas !

    – Qui a parlé de traverser des océans, dis-je. Le périple envisagé nous fait longer les côtes de la Méditerranée puis celles de la Mer Rouge et de l’Océan Indien, jusqu’en Thaïlande. Ensuite, ce sera du cabotage d’île en île, vers la Polynésie Française, premier but du voyage. Les indigènes Maoris ont ouvert cette route bien avant nous, avec des embarcations plus rustiques. En principe, tous les soirs nous camperons à terre, un peu comme on le fait ici, sauf que le danger sera omniprésent, à cause des pirates et malfrats qui sévissent un peu de partout, à partir de la Mer Rouge…


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    – Non, répond Maurice. Mais je trouve cette méthode trop longue et trop compliquée. Il doit bien exister un autre moyen plus simple et plus rapide de se faire connaître, nom d’un chien ! De plus, il n’est pas certain que les médias soient intéressés par ce genre d’aventures…
    – Cela est un fait, dis-je. Mais il sera facile de le savoir, dès que nous les aurons contactés. Quant à réaliser un autre exploit, pourquoi pas ? As-tu quelque chose d’épique à nous proposer ?
    Maurice ne répond pas, il réfléchit ferme. Si on écoutait attentivement, je suis sûr que le bruit des bulles de son cerveau en pleine ébullition serait perceptible, tant elles pétillent !
    Je fais un clin d’œil à Charles qui rit en silence, tout en fumant sa pipe. Nous allons avoir le temps de faire la sieste, avant que notre ami trouve la réponse à ma question. Je ferme les yeux, en rêvant à toutes ces îles paradisiaques que nous feront découvrir nos aventures au bout du monde et je finis par m’endormir, un sourire de contentement sur les lèvres…

(...)

 

                        ------------------------------- O ------------------------------


     L’Homo Sapiens, apparu sur la terre il y a prés de cent milles ans, a réussi, par le développement de son intelligence et la transmission de ses connaissances, à régner sur le monde animal. Cependant, comme tous les mammifères, il a été doté d’organes vitaux qui stimulent toujours en lui, au travers de mécanismes chimiques complexes, des instincts primaires : cruauté, peur, jalousie, haine, colère, pulsions sexuelles incontrôlées, etc.. 
    Afin de vivre en société organisée, il a du s’efforcer de rejeter ces instincts, s’évertuer à les combattre et les condamner...
    Aujourd’hui, si vous voulez élever votre savoir et votre sagesse au niveau créatif pour lequel le phénomène de la Vie vous a prédestiné, vous devrez utiliser toute la puissance de votre volonté, afin de transcender vos penchants originels et laisser surgir les pouvoirs extraordinaires psychiques, générés par  votre subconscient !

                                             CHAPITRE V


                                                     Aventure… Liberté…

                                        Le pouvoir de la volonté !


    Il est presque cinq heures, quand nous décidons de quitter notre petit paradis d’une journée. Le vent a molli à force trois, en tournant au sud-ouest, suivant l’orientation du soleil couchant. Notre navigation va être des plus agréables…
    Après avoir fait disparaître toutes traces de notre passage et rangé le matériel à bord, nous hissons les voiles, récupérons l’ancre puis prenons la mer, non sans avoir laissé sur la plage, en évidence, des morceaux de pain pour les goélands, qui ne tardent pas à venir s’en emparer.
    Dès que nous quittons l’abri de la calanque, une rafale de vent vient frapper la voilure, nous faisant passablement gîter*, malgré notre allure grand largue.* Aussitôt, je demande à mes co-équipiers de se mettre au rappel,* au vent* et sur l’arrière du bateau, de manière à augmenter artificiellement la longueur de la flottaison et gagner de la vitesse, en effectuant du surf* sur les vagues.
    Un moment plus tard, quand nous sommes assez éloignés de l’île, pour ne plus être abrités de la mer du large, je constate avec plaisir que la coque du Proto répond bien à ce genre de sollicitation. Cap sur la Grande Candelle, qui surplombe le camp naturiste de sugiton, je laisse le voilier s’envoler sur les crêtes des vagues, dans un clapotis d’écume  effervescente et lumineuse !


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(...)
    A dix neuf heures, nous amarrons le voilier entre sa bouée de mouillage, reliée au fond marin par une chaîne et un amas de ferrailles, et un gros rocher faisant office de quai, en bordure de la crique au dessus de laquelle se dresse notre campement. 
    Le soleil est déjà couché, derrière le massif rocailleux nous surplombant. Par contre, en face de nous, il illumine de mille feux la cime des falaises séparant les calanques de Sormiou et Morgiou. Charles s’extasie du spectacle, tandis que nous débarquons voiles, sacs et équipements du voilier.
    – Ici, dis-je, il est vraiment dommage de ne pas pouvoir assister au coucher du soleil, à moins de grimper sur le massif, au dessus de nous.
    – J’aimerais bien en voir un mais pas ce soir, répond Charles. J’ai une faim de loup et, de plus, tu m’as promis un cours théorique de voile.
    – Exact ! Et quand on ne verra plus assez pour lire les dessins, nous  pourrons reparler de notre projet…
    – Allons-y, ne perdons plus de temps !
    Nous ramassons nos affaires et escaladons le court sentier, pour rejoindre le campement.
    Cette journée a été fertile en projets et nous ne manquons pas d’en reparler, tout au long du dîner, avec gaîté et enthousiasme. Puis, nous passons aux choses sérieuses et notre ami parisien a droit à son cours de voile, où il apprend, à une vitesse prodigieuse, les rudiments essentiels de ce noble sport. Nous verrons demain, dans la pratique, s’il a tout retenu…
    Il fait nuit, quand nous rangeons notes et croquis. Nous préférons ne pas allumer la lampe à gaz, pour ne pas attirer des moustiques dans le coin. A présent inactifs, nous décidons de reparler de notre projet de fous et Charles laisse tomber une question pertinente :
    – Etes-vous déjà parti un certain temps à l’aventure, loin de votre famille, avec peu ou pas d’argent en poches
 ?


(...)

    – Afin de ne pas connaître ce genre de déboires dans des pays inconnus, dis-je, nous aurons donc intérêt à avoir un contrat avec la télé, ou un magazine, tu ne penses pas ?
    – Assurément, répond Charles. Ce sera cependant le plus difficile à obtenir. Nous n’avons aucune expérience dans la pratique du journalisme…
    – Je pense que je me débrouille déjà un peu pour écrire. Pour les films, il faudra compter sur la chance, en espérant que la chaîne intéressée nous propose un stage de formation…
    – De toutes façons, raille Maurice, il y aura sûrement un prix fort à payer pour la réalisation de vos projets ! Ne vous faites donc pas trop d’illusions. Il vous manque : argent, bateau, matériel, étude et apprentissage du métier de reporter et de caméraman ! Aussi, je serai bien surpris que tout cela se négocie en trois mois. A mon avis, vous ne serez pas prêt avant l’année prochaine !

    – Soyons donc organisés, dis-je, et voyons dans l’ordre les difficultés à surmonter. Primo, contacter le Directeur de la chaîne de télévision pour prendre la température. Si l’entrevue est négative, chercher une autre idée. Si elle est positive, prendre quand même d’autres contacts, avec des médias directement concernés par des reportages dans le milieu nautique. Secundo, commencer à transformer le Proto en Prao, tout en essayant de se faire filmer pendant les travaux, pour passer sur l’antenne aux infos régionales. Cela nous permettra peut-être de trouver un sponsor, ou des gens disposés à nous aider, dans le milieu de la construction navale et de l’édition…Qu’en penses-tu?
    – D'accord avec toi ! s’écrie Charles. Maintenant, si je peux me permettre un conseil, Chris, penses positivement à notre projet, vois le se réaliser dans les moindres détails et je peux te garantir que nous réussirons, «contre vents et marées », c’est une loi naturelle ! De  mon côté, j’agirai de même...
    Sceptique de nature, Maurice manifeste son ironie à ces propos :
    – Ha, ça c’est beau ! Alors, d’après cette théorie, il suffit de penser tous les jours que l’on va coucher avec la fille de ses rêves, pour que ça marche ? Vous me faites rigoler tous les deux, avec vos trucs à dormir debout ! Je veux bien me faire moine, si ce principe fonctionne vraiment et permet de satisfaire tous nos désirs !
    Charles éclate de rire, tout en sortant sa pipe de son fourreau, pour la seconde fois de la journée seulement. Tandis qu’il la bourre avec son tabac à l’odeur envoûtante, il répond calmement et avec conviction :
    – Alors, mon ami, tu peux déjà réserver ta place au monastère ! Je te le garantis ! Ce principe marche à la perfection, dès lors que le désir manifesté concerne ta propre existence. Tu n’arriveras pas, par contre, à utiliser la force de ton psychisme pour agir envers autrui. Par exemple, une plante ou un animal va arriver, dans le temps, à modifier son aspect ou ses armes défensives, par nécessité, selon la règle décrite par Darwin et constatée par la plupart des naturalistes, mais ne pourra pas, malgré tout le désir manifesté, réussir à influencer le destin de sa proie ou de son pire ennemi.
    – Tout ça, c’est de la foutaise, rétorque Maurice.
    – Pas du tout, sourit Charles en allumant sa pipe. Je peux te garantir que cela marche, dans la mesure où on y pense obsessionnellement ! Nous avons certainement perdu, à travers les siècles, une grande partie de ces pouvoirs incroyables ! Parfois, aujourd’hui, certaines personnes parviennent encore à les utiliser et alors on crie au miracle ! Cette  force est pourtant à l’état latent en chacun de nous mais nous n’arrivons pas à la « débloquer »... Depuis l’antiquité, la religion fait la chasse aux sorcières, dénonçant les manifestations du paranormal comme appartenant aux forces sataniques. La peur d’être brûlés sur un bûcher a sans doute fait refouler, dans l’esprit de nos ancêtres, leurs talents à provoquer certains phénomènes. Ainsi, ces pouvoirs ont dus s’éteindre, peu à peu, chez la plupart des humains, par manque d’entraînement à les exercer, mais il semble que nous ayons malgré tout conservé la possibilité d’influencer les évènements de la vie en notre faveur ou défaveur, selon la tournure positive ou négative de notre esprit… C'est un phénomène naturel.
    Tandis que Charles allume sa pipe, Maurice se lève et dresse ses bras vers le ciel :
    – Toi, mon ami, dit-il, tu aurais du être Ministre de la communication ! Pour endormir les gens avec de belles paroles, tu n’as pas ton pareil !
    Je viens au secours de Charles en expliquant :
    – Il me semblait pourtant, mon petit Momo, que tu avais fini par comprendre la théorie d’Albert Einstein, sur la  relative inexistence de la matière ! Puisque notre corps est essentiellement constitué par de l’énergie, il est tout à fait normal que l’onde émise par notre subconscient puisse avoir de l’influence sur cette énergie, pour la manipuler à sa guise. Bien sûr, une telle prouesse nécessite pas mal d’entraînement. Il est donc normal que bien peu d’entre nous puissent s’adonner à cet exercice, relevant d’une grande concentration mentale, doublée d’une confiance en la réussite inébranlable ! La foi profonde permet aussi d’obtenir le même résultat. On crie alors au miracle ! Cependant, on oublie que « l’état de transe », provoqué par certains rîtes ou drogues, autorise la réussite d’exploits incroyables ! Plus près de nous, les médecins constatent, de plus en plus fréquemment, des guérisons spectaculaires dues à des médicaments à effet placebo... Les manifestations du paranormal sont surprenantes, n'est ce pas ?…
    Maurice a cessé toutes ironies. Il a l’air ébranlé par mes explications. Sourcils froncés, il demande :
    – C’est quoi un médicament à effet placebo ?
(...)
    Maurice regarde Charles avec des yeux éberlués et reprend place à la table, en formulant d’un ton blasé :
    – Je me demande, depuis ces deux jours passés ensemble, si je ne suis pas entrain de rêver ! Alors, toutes ces théories seraient donc bien vraies ?
    Charles lui souffle un épais nuage de fumée au visage, avant de plaisanter :
    – Non, je suis un magicien ! Et le tabac que je fume exerce un pouvoir de persuasion sur les ânes de ton espèce, pour les convaincre de vaines absurdités !

 

                               --------------------------------- O ----------------------------------


    Le vrai état de bonheur, dans la vie contemporaine et sociale, ne peut dépendre de valeurs falsifiées, comme l’argent,  le pouvoir ou la possession ! Il ne passe pas, non plus, par l’assouvissement des plaisirs de nos sens, trop éphémères. Il peut, quelquefois, exploser le temps d’une passion, d’un Amour, ou d’une gloire épisodique, s’épanouir dans l’art ou la créativité perfectionniste, cheminer dans la communication harmonieuse avec autrui, ou le dévouement et la générosité voués à une cause.
    On le découvre aussi dans le subtil développement de nos connaissances et l’ouverture de notre esprit aux œuvres issues de  l’intelligence !
    Enfin, il peut atteindre son paroxysme dans la liberté d’entreprendre, la frénésie de l’action et la satisfaction de réussir, là où d’autres n’ont pas osé s’engager !...


                                 CHAPITRE VI


                                           Du rêve à la réalité…
                                      Le bonheur dans l’action !

 
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(...) 

...Le Cap Morgiou est franchi à midi seulement mais, à partir de là, le vent passe rapidement à force 3 et nous fonçons au près bon plein, en faisant du rappel, le corps penché à l’extérieur du bateau. Prenant la barre à tour de rôle, nous ressentons la même griserie, procurée par le plaisir indéfectible de la glisse sur l’eau ! Durant ces moments, le temps ne compte plus et nous arrivons à la calanque d’En Vau, véritable Mecque Provençale de l’escalade, sans même nous en rendre compte !

    Ce site est vraiment prodigieux, avec son bras de mer aux eaux limpides, littéralement encastré entre des falaises abruptes qui le bordent, jusqu’à une petite plage sauvage, constituée de galets. Ici, hélas, le soleil resplendit seulement trois ou quatre heures par jour, du fait de la hauteur des parois.
    A la saison estivale, des équipes d’alpinistes s’accrochent à ces murs de roche et font vivre la calanque aux sons de leurs pitons. Musique palpitante pour les spectateurs de ce prodige sportif, qui ne peuvent s’empêcher de tordre leur cou pour suivre l’évolution de ces araignées humaines, pendues au bout de leurs fils de nylon !


(...)

    Bien avant la tombée du jour, nous rangeons les voiles et le matériel de sécurité du Proto dans un petit local fermé, servant d’atelier à Vincent. Puis, nous retournons, à la rame, au campement. Là, nous amarrons le voilier à sa bouée, à l’aide d’une chaîne et d’un cadenas, pour éviter qu’un plaisantin, ou un gamin, le libère et le laisse partir à la dérive.
    Bientôt, il sera vingt deux heures et nous pourrons, sans risque de récolter un P.V., prendre la route et retourner vers la civilisation. Nous venons de vivre un week-end exceptionnel et chacun de nous ne sera pas prêt d’oublier le bonheur vécu. La joie d’avoir appris à surmonter sa peur de l’eau, pour Michèle. Le plaisir, pour Charles, d’avoir découvert la navigation à voile, la fierté de s’être surpassé dans l’apprentissage de ce noble sport et celui de l'escalade; enfin, la jubilation d’un projet partagé d’aventures humaines, issue d’une extraordinaire journée passée sur une île déserte !
    En cette fin de week-end mémorable, le bonheur est roi, dans nos têtes et dans nos cœurs…
                                                           O

(...)

    Pour tuer le temps, nous décidons d’aller nous promener, à pieds, sur les rives du Vieux port, afin d’admirer les voiliers au mouillage, devant la Mairie. A Marseille, c’est toujours là que sont ancrés les bateaux de passage et, parfois, on a la chance d’y rencontrer de vrais aventuriers de la mer.
    Au cours de notre flânerie, nous remarquons, en effet, un voilier de sept mètres environ, très particulier. Outre un demi-globe transparent, fixé sur le panneau coulissant du rouf, il comporte un système de pilotage automatique, relié à la barre du gouvernail. De plus, son gréement a été renforcé. Malgré sa petite taille, ce bateau semble taillé pour naviguer au large, dans des conditions météo rigoureuses. Fascinés, nous restons un long moment à l’admirer.

 

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                                  Le Cap Horn modifié (Mahina) de Philippe Puisais.

 

    A ce moment, un homme d’une trentaine d’année, de taille moyenne et le teint halé, tape sur l’épaule de Charles et nous dit, en souriant :
      – J’ai l’impression que mon bateau vous plait ?...
      – Oui, répond Charles en se tournant. Vous êtes le propriétaire de cette merveille ?
    – Oui, je l’ai construit et suis venu de Tours en empruntant le canal du midi. Je compte travailler quelques temps ici, avant de partir pour les Antilles.
    – Vous avez un beau voilier, dis-je, et la chance d’être presque prêt à partir ! Nous sommes tout juste à la case départ…
    A peine ai-je prononcé ces mots que notre interlocuteur devient soudain très chaleureux et volubile.
    – Ah ! S’exclame-t-il. Vous aussi, vous préparez une traversée ? Qu’avez-vous comme bateau ? Mais venez donc à bord. Nous n’allons pas rester là, à bavarder sur le trottoir…


(...)
    Nous lui décrivons notre projet, plus en détails, avec les modifications à apporter au Proto et, au fur à mesure de l’exposé de nos arguments, il semble mieux comprendre notre idée, même s’il ne l’approuve pas totalement.
    – Si jamais vous partez pour une telle aventure, dit-il, il faudra vous entraîner à franchir « la barre ». Sitôt la Mer Rouge atteinte, vous naviguerez sur un océan, dont le fesch* des vagues provoque d’énormes rouleaux, sur des rivages déserts s’étendant sur des dizaines de kilomètres. Si vous voulez accoster pour camper, il vous faudra franchir ces rouleaux, parfois monstrueux. Si vous n’êtes pas expérimentés, votre bateau se brisera en mille morceaux et vous serez peut-être noyés !...  


(...)

    L’après midi, Charles et moi, nous honorons le rendez-vous fixé par le Directeur de la télé. Après une courte attente, il nous reçoit, en compagnie de l’un de ses collaborateurs, dans un bureau à l’aménagement sobre. Nos deux hôtes ont la quarantaine, l’air courtois et sympathique. Comme nous, ils arborent une tenue d’été, en chemisette et pantalon légers. Les deux hommes nous serrent la main d’une façon très énergique et chaleureuse, se présentent et nous invitent à nous asseoir.
    Le Directeur entre tout de suite dans le vif du sujet.
    – Ainsi donc, dit-il, vous avez l’intention de faire le tour du monde, sur un dériveur ? Parlez-nous de ce projet très audacieux.
    Charles me laisse expliquer comment l’idée nous est venue, en navigant dans les calanques, de réaliser cet exploit sportif, afin d’asseoir une certaine notoriété et pouvoir faire passer des messages sur les problèmes générés par la surpopulation, selon l’exemple donné par le Commandant Cousteau.

(...)
    – Vous n’avez pas à nous remercier pour ce service, réplique-t-il, c’est de l’info. Par contre, si la chaîne vous aide en vous fournissant du matériel d’occasion et en achetant vos films, accepterez-vous de nous laisser l’exclusivité de vos aventures pour la diffusion concernant la France ?


(...)

    Vers dix sept heures, nos interlocuteurs nous reconduisent dans le hall d’entrée et nous prenons congé, en leur promettant de garder le contact.
    Dès la porte franchie, nous avons beaucoup de mal à contenir notre joie. Une sorte de frénésie interne fait vibrer nos tripes et, si nous n’avions pas peur de passer pour des fous aux yeux des employés de la chaîne, nous danserions comme des zoulous, tout en allant récupérer la voiture, garée non loin de là !
    Le sentiment intense qui nous submerge, à cet instant, peut s’identifier au bonheur apporté par la réussite et le plaisir de vaincre, à tous ceux luttant pour surmonter les difficultés rencontrées sur leur chemin.
    A vivre au quotidien, sans retenue, tant ce bonheur est intense et régénérant !

 

                -------------------------------------- O -------------------------------------


    Le basculement des populations, du monde rural vers le milieu urbain, a provoqué un essor considérable de la recherche et des inventions, par nécessité. En effet, la seule manière de survivre dans nos immenses fourmilières humaines, improductives sur le plan nutritif, n’exige-t-il pas de fabriquer à tout prix du confort, voire de l’inutile ?..
    Copiant l’exemple du modernisme citadin, abandonnant ses méthodes ancestrales d’élevages et de productions agricoles saines pour des raisons de rentabilité, le monde rural s’est mis, de son côté, à nous offrir une nourriture artificielle, polluée par les engrais chimiques et les pesticides… fabriqués dans les ville ! Cette nouvelle manière de nourrir les peuples ne conduit-elle pas notre santé vers la dégénérescence ?
    Ainsi, la science, inféodée par force au matérialisme, ne se reconnaît plus, désormais, qu’à travers le rapport financier… Créant sans cesse de nouveaux besoins, au lieu de parfaire l’essentiel en respectant l’environnement, elle a pour résultat la pollution, qui nous détruit lentement !
    Le manque de discernement humain, c’est d’avoir fait de l’argent le Dieu du pouvoir et de laisser croire, depuis, qu’il peut représenter le but essentiel de la vie. Sans vraiment en prendre conscience, l’homme est devenu son propre destructeur…
    L’histoire et l’actualité en font foi !


                                                  CHAPITRE VII
 


                                                    Un naufrage opportun !
                                                A l’aube du déclin de l’humanité…


    Les quinze derniers jours du mois d’août se passeront, pour Charles, Maurice et moi, à partager notre temps entre les plaisirs de la voile, du camping, et du flirt à Sormiou mais, aussi, à travailler sur les quais et à rechercher activement un emplacement gratuit, dans les clubs nautiques de Marseille, pour opérer les travaux de transformation du Proto.
    Découragés, après avoir essuyé de nombreux refus, nous parlons de nos déboires à Philippe, devenu notre ami et confident, lors d’une nième visite à son bord.


(...)
    – Les raisons empêchant les politiques de prendre les décisions utiles sont multiples et pas valorisantes. Par exemple, si demain on décidait, en haut lieu, de fermer toutes les usines qui polluent et d’arrêter la circulation automobile, ces mesures mettraient brusquement des millions de personnes au chômage ! Comment permettre aux gens du milieu citadin de gagner leur vie ? Les politiciens de tous bords n’ont pas envie de se retrouver avec une révolution sur les bras…


(...)     
    – Plus nous serons nombreux à consommer des produits industriels polluants fabriqués par les habitants des villes, s’énerve Philippe, plus vite la nature disparaîtra sous les immondices de notre société de consommation ! Au final, l’homme moderne ne sera plus capable de générer une nourriture saine et quantitative, ni à trouver une eau naturelle à consommer. 


(...)
    – Comment en sommes-nous arrivés là, dis-je à voix basse comme si je me posais la question à moi-même.
    – C’est la recherche du confort, la lutte contre le froid et les intempéries qui sont responsables, répond Charles.
    – Sans doute en partie, dis-je, mais je pense que les raisons sont plus profondes. Tout a dû commencer quand les enfants, nés dans les campagnes, n’ont plus désiré mener la vie rude de leurs parents. Aidés par leurs familles, attirés par le confort de vie des citadins et les gains d’argent éloquents que ceux-ci laissaient miroiter, ils ont déserté sans vergogne, les uns après les autres, le milieu rural et ses salaires dérisoires. Peu à peu, il y a eu un basculement de la population et les travailleurs des villes se sont retrouvés plus nombreux que les agriculteurs et les éleveurs. Le résultat de cette situation est facile à deviner : pour maintenir leur cadre de vie et éviter le chômage, des « génies créatifs » du milieu urbain se sont mis à inventer sans cesse de nouvelles machines et de nouveaux objets de confort, destinés à être vendus à la fois aux citadins mais aussi aux habitants des campagnes qui leur permettent de se nourrir ! Or, ce phénomène incontrôlable va prendre, avec le temps, une ampleur démesurée…
    Charles fait entendre un sifflement admiratif.
    – Bien raisonné, Chris, approuve-t-il. Et plus la poussée démographique sera importante dans les villes, plus on inventera du confort, pour créer des emplois !


(...)
    – Je ne voudrais pas paraître pessimiste, affirmé-je, mais je parie qu’un jour prochain nous découvrirons toutes ces merdes chimiques dans nos assiettes et elles contribueront à la perte de notre santé* ! Déjà, fait alarmant, de nouvelles maladies, dont nos parents n’ont jamais eu à souffrir hier, commencent à frapper des enfants, notamment dans le domaine des allergies!…

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*Ces scénarios ont été largement démontrés, depuis, par des émissions télévisées...

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    – Aujourd’hui, conclut Charles en prenant un air dégoûté, la science est trop inféodée au matérialisme et au profit. Le rendement financier est le souci primordial des grands de ce monde. Donc, on crée sans cesse de nouveaux besoins, au lieu de parfaire l’essentiel, en respectant l’environnement !...


(...)

     Nous rejoignons la Société des Canotiers Marseillais. La rencontre avec son Président s’avère fructueuse. Après lui avoir exposé le but de notre démarche, il accepte de nous héberger gracieusement sur un coin de quai, à condition de pouvoir déplacer notre coque à tous moments, selon les besoins de carénages des bateaux du club.
     Nous le quittons, le cœur rempli de reconnaissance et de joie. Maintenant, il nous reste à choisir un jour favorable de septembre pour amener le Proto ici et prévenir le Directeur de la chaine que son équipe peut venir nous filmer. Cette période signifiera la date de mon anniversaire ! Nous décidons de fêter l'évènement en mer, en convoyant le voilier !

                                                         O


    Début septembre, quatorze heures… Le temps est maussade. Le vent d’Est charrie de lourds nuages gris dans le ciel. La plage de Sormiou, quasi déserte, est jonchée de débris de toutes sortes. De gros paquets d’algues vertes s’agglutinent sur le sable, amenés là par les vagues qui déferlent sans répit.
    En mon for intérieur, je pense que c’est de la pure folie de mettre le Proto à l’eau par un si mauvais temps. Cependant, je n’arrive pas à maîtriser l’irrésistible appel de l’aventure et de la mer, bouillonnant en moi. A côté, Charles est très excité, lui aussi, de vivre cette épopée nautique et rien ne pourrait, à cet instant, nous faire changer d’avis, surtout pas les remarques piteuses de Maurice, venu nous accompagner, afin de ramener ma voiture.

 

(...)

    Nous choisissons le moment précis où une vague déferle sur la plage pour pousser le voilier vers le large et sauter à l’intérieur. Le premier pas est franchi, le bateau flotte mais le plus dur reste à faire : mettre en place le gouvernail, tout en nous éloignant du rivage, avant la prochaine déferlante ! Ce travail m’incombe, tandis que Charles commence à border les voiles pour arriver à prendre de la vitesse. La coque s’élance en avant, à quarante cinq degrés du vent, bâbord amures*, nous éloignant très vite du rivage...

 

(...)  
    Après quelques instants de réflexion, il accepte de nous filmer mais en y ajoutant une condition. Nous devrons dire, lors de l’interview, que le bateau présenté est seulement utilisé pour parfaire notre entraînement, en attendant de trouver un sponsor et le voilier définitif. Je le remercie vivement et nous prenons rendez-vous pour le samedi suivant.
    Le soir, quand j’apprends la nouvelle à Charles, dans le studio secret de Maurice, à la « Charité », il saute de joie.
    – Et la suite de ton plan, pour trouver un nouveau voilier ?
    – Nous l’achèterons ...et je vais te dire comment...


(...)
    – Vous êtes vraiment gonflés, s’amuse Philippe, je n’aurais jamais eu l’audace de penser à un truc pareil pour payer la construction de « Mahina ».
    – C’est notre seule chance, dis-je, de voir aboutir très vite ce projet. Je ne pense pas que nous ayons ta patience et ta ténacité à attendre des années ! D’ailleurs, nous ne comprenons pas pourquoi tu ne pars pas ? Ton voilier est fin prêt !
    – Ah non ! Détrompez-vous, il n’y a pas que le bateau à préparer dans ce type d’expédition. Il faut prévoir la nourriture pour de longues traversées et mettre de l’argent de côté pour survivre...
    – Peut-être, rétorque Charles, mais c’est en pratiquant ainsi que l’on fini par ne jamais partir. D’ailleurs, nous n’arrivons pas à comprendre ton détour par Marseille. Ce n’est pas le chemin le plus court pour rejoindre la route des alizés…
    Philippe prend un air mystérieux, avant de répondre :

    - J'ai une mission à remplir, ici, en Méditerranée...

    

                --------------------------------------- O -------------------------------------  

Par Christian Défi - Publié dans : aventures et philosophie
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 00:07

    La cupidité de certains humains effraie : on amasse toujours plus et on affame les autres… Certes, il est normal de désirer laisser quelques biens à ses enfants mais est-ce pour cela qu’ils vivront plus heureux, dans un « système » où le mobile principal est  la surconsommation, laquelle fait abstraction des aspirations les plus profondes suggérées par leur subconscient et qu’il est de notre devoir d’aider à capter et à comprendre ?
    La valeur suprême de la Vie, ici bas, n’est-elle pas le perfectionnisme, tel que nous l’ordonne l’instinct de survie dicté par la nature ?
   Si notre seule véritable richesse sur terre est lié au  développement de notre intelligence créatrice, unique bagage transportable dans l’au delà, à quoi bon passer sa vie à amasser des biens et de l’argent, complètement inutiles après le dernier souffle physique ?

                                              CHAPÎTRE VIII


                                                      Un naufrage de trop !
                                       Le Dieu argent, Capitaine du navire…
 

    La télé nous filme enfin à bord du voilier mais il est impossible de connaître à l’avance la date à laquelle nous passerons sur l’antenne. Nous voici donc dans l’attente de l’information, afin de pouvoir donner le feu vert à l’imprimeur, pour publier nos prospectus.
    La nouvelle tombe enfin une dizaine de jours plus tard et, du jour au lendemain, nous voici coiffés de l’auréole de deux jeunes aventuriers, bien décidés à parcourir les mers et les océans, sur un minuscule voilier !
 (...)

   Notre système nous a permis de réunir assez d’argent pour racheter une coque neuve, équivalente à celle du Proto et de nous retrouver donc à la case départ, le bois vermoulu en moins…
(...)
   Avec ce vent et ces vagues atteignant facilement deux mètres de creux au large, je ne comprends pas le manque de prudence de Philippe, pour un premier essai de son bateau par mauvais temps ! Il devrait virer de bord immédiatement pour remonter au vent, vers la rade sud, entre la côte et les îles du Frioul, où il lui serait facile de se réfugier, en cas de rupture de matériel…
    Un long moment, je reste à observer leur curieuse et audacieuse navigation, droit devant et toutes voiles dessus, à surfer sur les vagues, fonçant vers le cap Couronne, loin au large. Pour revenir, ils vont tirer des bords à en être dégoûtés !
(...)
    – Ils ont fait naufrage à l’entrée du port de Carro, nous explique-t-il, l’air catastrophé. Philipe m’a passé le message par radio, pour vous prévenir d’aller les rejoindre là bas.
    Une boule se noue au fond de ma gorge... 

(...) 
    Trois quarts d’heure plus tard, je retrouve mes amis, sur les quais du petit port de pêche de Carro, entourés de quelques marins, restés là pour remonter le moral aux naufragés, en attendant mon arrivée.
    Après les présentations, Philippe me narre en détails leur naufrage :
(...)
    Nous nous approchons plus près du Cap Horn et Philippe  me montre les dégâts. D’un air catastrophé, il précise :
    – J’en ai au moins pour un mois à réparer ce trou ! Juste au moment où mes finances sont au plus bas !
(...)
    Quelques instants plus tard, Charles et moi, aidons notre ami à remettre de l’ordre dans la cabine et à finir d’éponger les fonds. Quand nous avons terminé, il sort de quoi boire et se restaurer et nous passons à table. Pour ma part, je me contente d’un petit grignotage.
(...)
    – Rien de tout cela, mes amis ! C’est simplement une chasse au trésor en bonne et dû forme mais clandestine...Ne comptez pas cependant que je vous en dise plus. Par contre, si vous acceptez de m’aider, je veux bien vous faire bénéficier d’une partie du butin. Vous en aurez largement assez pour vous acheter un bateau et tout le matériel nécessaire à vos projets.

(...)
    – Philippe, as-tu au moins une petite preuve à nous donner pour corroborer tes affirmations, demande Charles ?
    – Bien sûr et même plusieurs. D’abord, la quille de mon bateau. Vous avez du remarquer que deux trous ont été percés, l’un à l’avant et l’autre à l’arrière ? Ces trous ont été prévus pour pouvoir accrocher et transporter le trésor, en plusieurs voyages, sans se faire remarquer ! Ensuite, vous avez du constater que je prends des cours de plongées, alors que mes moyens financiers sont maigres et que je ne peux pas me permettre de dépenser inutilement le peu d’argent adressé par mon frère, chaque mois ? Enfin, vous avez du vous apercevoir, à la fin du mois d’août, de mon absence durant cinq jours ? Eh bien, je suis allé repérer les fonds sur place...
    – En quel lieu ? Demandé-je, par pure curiosité.
    – Cela je vous le dirai le moment venu, répond Philippe en souriant. Vous en savez assez pour l’instant. Alors, voulez-vous participer à l’aventure, m’aider à remettre mon voilier à flots et acheter le matériel de plongée nécessaire ?
    Comment refuser une telle proposition ? Je devine que notre ami ne nous ment pas. Si nous acceptons, nous allons jouer à « quitte ou double ». Tout l’argent obtenu, grâce à notre combine, sera investi dans ce nouveau projet. Mais il est certain que nous serons largement gagnants à l’arrivée ! En ce qui me concerne, va donc pour l’aventure et la recherche du trésor, proposée par Philippe. J’ai confiance en lui, vu son parcours réalisé jusqu’ici et sa maturité d’esprit.
    – Si Charles est d’accord, dis-je, j’accepte ta proposition.
    – Pour moi, c’est OK aussi, répond mon associé.
  – Alors, conclut Philippe en levant son verre et en affichant une mine radieuse, trinquons à la réussite de ce projet, désormais commun !

(...)

    Ce quai, devant la Mairie, compte à présent deux navigateurs solitaires. Le premier, notre ami, est inconnu du public pour n’avoir encore jamais fait parler de lui. Le second, Bernard Moitessier, est un grand coureur d’océans, écrivain de surcroît, à la notoriété solidement établie. Ces deux hommes deviennent rapidement des amis et Philippe, dont Bernard admire l’adresse professionnelle au niveau de la construction du Cap Horn, bénéficie d’un chantier de travail d’au moins trois mois, confié par Moitessier : l’aménagement complet de l’intérieur de son voilier en acier de quatorze mètres, « Joshua », dont le public entendra parler d’une façon retentissante, quelques années plus tard, à l’occasion de la première course à voile autour du monde, par l’itinéraire le plus dangereux qu’il soit, les «quarantièmes rugissants».
    Cette fantastique régate a été renommée, depuis, « Vendée Globe ». A chacune de ses éditions, elle attire les plus prestigieux navigateurs de la planète. A cette époque, Bernard Moitessier avait bouclé le tour des trois océans en tête, devant le prestigieux lord Anglais, Francis Chichester. Cependant, après avoir franchi le redoutable Cap Horn, situé à l’extrême sud du Chili, il décida froidement et à la stupéfaction de tous ses supporters, de poursuivre sa route sur ces mers hostiles, à l’assaut d’une deuxième boucle ! Abandonnant le premier prix de la course, pourtant très conséquent, à son poursuivant de renom, il démontra là un désintéressement magistral aux biens matériels de ce monde, au seul profit de son idéal : la liberté offerte par l’évasion au large ! Belle leçon d’humilité et de refus de la richesse, à l’attention des cupides de la planète qui ne vivent que pour l’argent !
    Dans les semaines qui suivirent, nous trouverons tous un avantage moral certain à côtoyer cet homme extraordinaire, au contact duquel nous ressourçons en permanence nos propres désirs d’évasion…

 (...)
    Charles ne trouve plus rien à redire, cette décision relevant du bon sens même. Dès lors, la conversation devient philosophique sur le culte de l’homo sapiens pour le dieu argent…
    Au fil de notre conversation, nous admettons que, d’une façon générale, le monde est divisé en quatre classes. La première est celle des laborieux, des esclaves, travaillant parfois dur pour survivre  pauvrement. Elle est la plus importante et la plus âpre au gain. La seconde correspond aux chanceux qui ont pu suivre des études pour exercer la profession de leur choix. Elle se distingue dans les situations de techniciens, de commerciaux ou dans les métiers libéraux. Dans la troisième, on trouve les supers nantis. Ils sont singulièrement minoritaires mais dominent la planète ! Par leurs plans d’investissements dans les grandes sociétés industrielles, commerciales, ou bancaires, ce sont eux qui interfèrent sur la politique appliquée dans chaque Etat, influençant les grandes lignes des décisions gouvernementales, pour parfaire leurs positions sur ce jeu de monopoly géant, parfois planétaire, où le commun des mortels n’a jamais accès…
(...)
    – C’est la loi de la nature. La loi du plus fort ! Ainsi le veut la règle qui régit le monde du vivant ! Chacun doit lutter avec sa tête pour améliorer son sort. Nous avons tous la même quantité de matière grise dans le crâne, toutes nationalités confondues. Celui qui fait l’effort de développer son intelligence va forcément voir aboutir ses ambitions d’améliorer sa situation, voire de changer de profession.
(...)
    A cet instant de notre conversation, nous prenons tous deux conscience que seule la quatrième classe, celle du monde des marginaux, l’univers restreint des évadés du système, correspond exactement à la mentalité qui s’est peu à peu développée au fond de nous-mêmes. Nous formulons le vœu formel d’y accéder à tous prix et d'y demeurer à tout jamais !...

                       --------------------------------- O -------------------------------

Par Christian Défi - Publié dans : aventures et philosophie
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 23:41

 

 

    Soyez certain d’une chose : le monde physique où nous sommes plongés n’est qu’illusions ! Tous les savants vous le confirmeront. Sa constitution représente 99,99% d’énergie cosmique et 0,01% de matière solide représentée par les atomes, eux même constitués de quarks*, de vide et d’énergie !... Seules, les combinaisons moléculaires particulières de vos yeux et de vos autres sens vous permettent d’assister à ce miracle permanent.
    La réalité de la Vie est ailleurs. Nous ne savons pas encore avec certitude comment elle se manifeste mais, peut-être, est-il possible de l’imaginer…
   Le monde atomique baignerait dans un univers parallèle « d’ondes », vibrant à des niveaux de fréquences différents. De fait, certaines de ces ondes nous seraient bénéfiques. Elles adresseraient en permanence des intuitions à notre subconscient, cherchant à influencer notre destin terrestre !


                                           CHAPITRE X

                                                 Entre audace et déraison…
                                             L’univers parallèle des ondes !


    A onze heures, le taxi sollicité par Charles nous dépose au bord de la route, au dessus du port des Goudes. Nous attendons son départ, avant de nous engager dans un étroit sentier conduisant jusqu’à l’une des nombreuses entrées de la fameuse forteresse construite par les allemands, lors de la deuxième guerre mondiale.
    Cet édifice en béton armé est très particulier. Il est constitué d’un grand nombre de blockhaus dont seuls les dômes, dotés d’une ouverture nécessaire au passage d’un canon, apparaissent dehors. Tout le reste (soutes à munitions, pièces destinées aux militaires et galeries de communications) est dissimulé à l’intérieur de grottes naturelles, ou creusé dans la roche, invisible de l’extérieur, aux yeux des promeneurs.
    Munis de lampes torches, nous visitons ce vaste domaine dans ses moindres détails. Finalement, le seul endroit qui nous semble propice à offrir une cachette introuvable se trouve au dessus de l’une des pièces, sous la voûte formée par la grotte. Charles et moi arrivons à grimper là haut en effectuant un agile rétablissement. Nous y installons tout notre matériel...

(...)

    ...A moins que l’on considère les difficultés rencontrées comme autant d’épreuves, conditionnées depuis un univers parallèle pour nous forcer à évoluer. Ce pourrait-il qu’un monde invisible, composé d’ondes évoluant sur des fréquences inconnues de notre espace physique, se nourrisse de notre savoir, acquis dans la réflexion, la sueur et, parfois, la souffrance ? Cette idée s’associerait à la théorie développée par Charles sur l’immortalité de notre subconscient, onde supra atomique, indépendante de l’énergie électro-magnétique maintenant les particules de matière soudées entre elles…
    Cet incroyable système d’ondes nous obligerait, sans que nous en ayons vraiment conscience et en utilisant le mécanisme des intuitions comme véhicule, à affûter toujours davantage notre intelligence, à faire travailler notre imagination sans répit pour répondre au dessein éternel du mécanisme créatif
 ?

(...)

    – Je crois, dis-je, que cet univers est bien mystérieux et qu’il n’est pas facile à explorer. Une multitude de questions se pose à notre esprit : pourquoi, par exemple, les ondes de nos aïeux poursuivraient-elles ce genre de missions, dans une sphère parallèle au monde physique ?
    – Il se pourrait, répond Charles, qu’elles terminent leur apprentissage, en nous observant et en nous adressant des messages télépathiques, lorsque des évènements réclament leurs interventions… Tu te souviens que nous cherchions à savoir si elles se réincarnaient, Vie après Vie, pour acquérir un niveau supérieur ? La réponse est peut-être là, dans ce champ d’observation parallèle au monde des atomes et de la vie physique animée qu’il génère, loin du lourd processus de la réincarnation ! Je pense que les ondes captées vont faire de leur mieux, en bien ou en mal, pour nous aider à réaliser nos aspirations les plus profondes. En émettant des intuitions, allant dans le sens de nos souhaits, elles vont chercher à inciter notre esprit et celui de notre entourage à prendre des décisions favorisant notre réussite !
    – Fichtre ! Ce raisonnement expliquerait beaucoup de choses, en particulier celle d’attirer la chance ou la malchance, ou encore le fait de voir aboutir nos projets, si l’on reste connecté suffisamment longtemps sur la bonne fréquence !

(...)

 

                   ---------------------------------- O -------------------------------- 


    Le hasard n’existe pas ! Ce que nous appelons hasard répond à des circonstances exceptionnelles, élaborées à partir des intuitions que chacun d’entre nous perçoit et prend éventuellement en considération.   
     Votre destin vous appartient !
    Selon le sort que vous réservez à ces intuitions,votre destin va prendre tel chemin, ou tel autre, soyez en certain. Rappellez-vous, surtout, que ce choix est décisif ! C’est lui qui va déterminer les coïncidences utiles à la vie que vous avez défini de mener, en fonction de votre moralité, de votre caractère, du milieu où vous avez décidé d’évoluer et de la fréquence vibratoire sur laquelle vos sentiments vous ont placé, dans l’univers parallèle des ondes où, apparemment, semble baigner notre monde atomique !
    Vous pouvez vous amuser à expérimenter cela chaque jour !

                                        CHAPITRE XI

                                                  Le trésor de Rommel…
                                                Hasard ou coïncidence ?


    Après l’exploit nébuleux réalisé au palais de justice de Marseille, nos auréoles d’aventuriers « risques tout » scintillent d’un éclat nouveau, auprès de nos amis intimes. Nous représentons, à leurs yeux, ces héros de cinéma que rien n’arrête jamais, incarnant des personnages qu’ils n’oseront jamais imiter.
(...)
    Restés seuls, il me vient subitement une idée (ou une intuition…) et, tandis que l’entretient s’éternise sur le Joshua, je décide de la mettre à exécution.
    – Surveilles le retour de Philippe, dis-je fébrilement à Charles. Préviens-moi de son retour !
    Sous l’œil médusé de mon ami, je tire l’immense tiroir, placé sous le cockpit, où se trouvent rangées toutes les cartes de navigation du Mahina. Très rapidement, je les examine. Aucune ne représente la Corse ou, mieux, une portion de cette île. Cette carte a du être rangée ou cachée ailleurs mais où ? Je n’ai pas le temps de fouiller tout le bateau…
    A ce moment, alors que je replace les documents à leur place, je constate que la première carte, au dessus du paquet, représente une vue d’ensemble des côtes Méditerranéennes Ouest, avec ses îles. Une multitude de quadrillages, portant chacun un numéro, détermine chaque portion de côte encadrée sur cette carte. L’un de ces numéros a été entouré d’un trait léger de crayon noir. Il concerne la fraction de côte située entre Calvi et l’Île Rousse !
    Rapidement, je note le numéro sur un morceau de papier. Tandis que je referme le tiroir, Charles me prévient du retour de Philippe qui, deux secondes plus tard, saute dans le cockpit de son voilier. Mon investigation s’est terminée à temps…
    – Ah, les gars, clame-t-il en nous rejoignant, je ne pense pas partir aussi vite à Cassis. Bernard vient de me fournir un nouveau travail. Il veut que je l’aide à mettre en place et gréer ses deux mats. Je n’irai donc pas à Cassis avant le premier août et notre départ en Corse sera remis aux alentours du quinze. Cela vous laisse ainsi un peu plus de temps pour agir…
(...)
    Enfin seuls, sur le quai du port, Charles m’interroge sur le but de mes recherches dans les cartes du Mahina.
    – Viens, suis-moi ! Dans un moment tu comprendras…
    Nous allons chez « Sambroni », principal fournisseur des cartes officielles publiées par les autorités maritimes et je donne le numéro relevé à bord. Par chance, la carte demandée se trouve dans le stock du commerçant et nous l’achetons.
    Tandis que nous quittons le magasin, Charles s’exclame :
    – J’ai compris, Chris ! Nous allons enfin savoir où se trouve immergé ce fameux trésor…

 

carte-copie-1.JPG

 

    – Ce ne sera pas aussi simple. Pour connaître le lieu exact, il nous faudrait aller sur place et suivre la côte à pieds, jusqu’à ce que nous trouvions une cabane de pêcheurs, près d’un puits. Ensuite, depuis la surface, sonder les fonds marins, avec un décamètre lesté, et immerger des repères au fond. Enfin, effectuer des plongées pour trouver une entrée éventuelle de grotte sous marine, qui a forcément été obturée !
    – Quand partons-nous là bas, Chris ? Demande Charles, soudain très excité.
    – Allons, mon ami, n’y pense pas ! Nous n’allons tout de même pas faire une telle chose, dans le dos de Philippe ! Mon intention, en cherchant à savoir ce que nous avons découvert, était seulement d’assurer notre avenir si, par malchance, il arrivait un malheur à Philippe…
(...)

    Je suis déçu par l’échec subi au niveau du compte bancaire et j’affiche une mine contrariée. Charles ne réalise pas que, même si mon scénario trouvait preneur, il faudra attendre des semaines ou des mois, avant d’encaisser des royalties. Or, il nous faut du matériel de plongée de toute urgence. Je lui explique la contrainte mais il n’a pas l’air de s’affoler.
    – Chris, dit-il, ne t’inquiètes pas, je me fais fort de me faire prêter l’argent nécessaire à la location de tout le matériel utile à notre expédition, dès la remise de ton scénario.
(...)

    Ce dimanche, en fin d’après midi, tandis que l’exprès fonce vers Marseille, je ne peux m’empêcher de penser aux évènements incroyables que je viens de vivre, durant ces dernières vingt quatre heures. D’abord, l’échec concernant l’ouverture du compte bancaire. Ensuite, Charles fréquentant un réalisateur, soit disant susceptible de réaliser mon scénario et de lui prêter de l’argent. Enfin, une prostituée qui tombe amoureuse de moi. Cet enchaînement de circonstances curieuses signifie-t-il quelque chose dans l’orientation de mon destin ? Quel rôle dois-je attribuer aux coïncidences rencontrées, durant ce bref séjour à Cannes ?
    La réponse est le mystère ! Il est impossible d’établir à l’avance un pronostic sur les chances de voir aboutir notre projet de sponsoriser le matériel de plongée nécessaire à la recherche du trésor de Rommel, à partir de ces évènements vécus. Seul, l’avenir nous le dira…
(...)
    Je devrais la plaquer là, prétexter que ma fiancée m’attend depuis trois jours, fuir au loin mais non, au lieu de cela, mon regard s’attarde sur son corps trop parfait, sur ses fesses voluptueusement moulées par le tissu léger de sa robe d’été, et le désir renaît brutalement en moi, tel un feu dévorant, auquel il est impossible de résister...
(...)      
    – J’ai à vous parler sérieusement au sujet d’Huguette, dit-il d’un ton glacial, en m’entraînant dans la rue.
    La prononciation de ce prénom me fait sursauter. Je réalise soudain que je suis probablement interpellé par l’ex ami de ma surprenante nymphomane. Que vient-il faire ici, à Marseille ? Comment m'a-t-il retrouvé ?
    Sitôt dehors, je porte une clef de judo au bras qui m’entraîne, faisant lâcher prise à mon interlocuteur.
    – Vous n’avez pas répondu à ma question, dis-je en le dévisageant. Qui êtes-vous ?
    Visiblement, il a l’air surpris par ma réaction et, tout en massant son bras endolori par la prise subie, il répond, hésitant :
    – L’ami d’Huguette. Je suis venu la chercher. Où est-elle ?
    – Eh bien, apparemment, elle ne veut plus vous voir ! C’est pour cela qu’elle a quitté Cannes en emportant ses affaires…
    – Ça ne peut pas se passer comme ça ! Profitant de mon absence, elle a aussi emporté tout notre fric ! Je veux lui parler ! Vous devez me conduire auprès d’elle !
    – Voyons, soyez raisonnable, Huguette ne veut plus vous voir. Elle m’a dit avoir rompu avec vous, avant même de m’avoir connu. Je me vois mal jouant le rôle de délateur, en vous disant où elle est. Vous comprenez cela, je pense ? Je dois la voir à midi et je la questionnerai au sujet de votre argent. Si ce que vous dites est vrai, je la persuaderai de vous rendre ce qu’elle vous doit, vous avez ma parole.
  Il se méprend sur mon ton conciliant et devient menaçant :
    – Si tu m’empêches de retrouver cette salope, dit-il en employant le tutoiement, ça va te coûter cher ! Je ne suis pas venu seul, à Marseille. Si tu veux garder Huguette, faudra me verser une brique ! C’est le tarif, dans le milieu. Alors, un conseil, ne fais pas le malin et dis moi plutôt où se planque cette garce !
  Dans quel guêpier suis-je tombé ? Ce gars là fait-il vraiment partie de la mafia ?
(...)
  

ile-rousse.jpg
    En attendant, en cette fin de journée estivale, je me sens le cœur léger et l’envie de chanter. Tout en fredonnant, je pose mon sac au pied de l’arbre et, après avoir visité attentivement l’intérieur de la cabane, vide de toutes traces de vie, je prends un dernier bain, muni cette fois de mes lunettes de plongées. Avide de découverte, je parcours la baie à la nage, sur toute sa largeur, à une distance de la berge me permettant d’estimer la profondeur à plus de six mètres...
(...)
    A la tombée du jour, assis dans les rochers, face au large, j’admire les couleurs dont se parent le ciel et la mer, tandis que le soleil descend sur l’horizon.


 

coucher-soleil.jpg

 

 

   Soudain, malgré moi, j’ai une vision des évènements tragiques ayant suivi l’immersion des caisses d’or ramenées d’Afrique par l’Unité d’Armée, commandé par le Général Rommel. Le scénario est atroce. Revenant au camp, leur mission accomplie, les quelques soldats ayant participé à l’opération sont accusés de traîtrise et fusillés, sur ordre de Rommel, excepté les officiers chargés de les commander. Complices de leur Général, ces militaires gardent bien sûr le secret, déterminés à revenir récupérer les caisses d’or, la guerre finie. Etroitement surveillés par les services secrets de divers pays, dont la France, aucun d’eux ne pu jamais, cependant, accéder à ce désir !
    D’après Philippe, l’un des Capitaines en question devint son ami...


                   -------------------- O ---------------------- 


     Science abstraite, la Parapsychologie analyse aujourd’hui des phénomènes classés hier comme inacceptable, aussi bien par les scientifiques que par les religieux. Ses recherches dans le domaine du paranormal tendent à expérimenter, cataloguer, quantifier et vérifier des manifestations sortants de la normalité du physique, au sens le plus large du terme.
    Ainsi, cette science arrive à présent à démontrer que la transmission de pensée, entre deux et même plusieurs êtres vivants, fait partie de la réalité de la Vie. Ce sont bien des « ondes » qui naviguent d’un cerveau à l’autre, transmettant des informations concrètes…
    Vous pouvez facilement vérifier cette réalité abstraite : pensez fréquemment, pendant deux jours ou plus, à quelqu’un dont vous aimeriez avoir des nouvelles. Vous aurez la surprise de recevoir un coup de fil, une lettre, ou la visite de cette personne, peu de temps après ! Cette réponse vous démontrera la réalité de votre message télépathique.
    Soyons persuadés que demain la Parapsychologie prouvera que la transmission de pensée existe, sans le moindre doute, entre le cerveau des êtres vivants sur terre et des « ondes » circulant dans un univers parallèle à celui de notre monde atomique !...

 

CHAPITRE XII

A la poursuite du trésor...

et des réalités abstraites !



Si vous aimez la mer et l'évasion qu'elle représente,  quatre cents trente pages d'aventures vous attendent...


 

Go-lette.jpg

 

 

anse noire

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le faret guyane

 

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DEDICACE 

Je dédie ce livre aux perfectionnistes et aux aventuriers,

à tous ceux qui rêvent d'une autre vie, d'un autre type

de société humaine...

Christian Défi.

Par Christian Défi - Publié dans : aventures et philosophie
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LIBRAIRIES

LISTING  PROVISOIRE  DES 

LIBRAIRIES ET MAISONS DE

PRESSE DIFFUSANT CE LIVRE.

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DEPARTEMENT 04 et 05 :


Manosque :

Centre Leclerc (rayon librairie)

Route nationale 96

Tél. : 04 92 70 63 63

 

Galerie Hyper U

Magasin de presse

Tél. : 04 92 70 70 30

 

Vinon sur Verdon :

Magasin de presse

207, Esplanade Le Cours

Tél. : 04 92 78 82 76

 

Gréoux les Bains :

Magasin de presse

39, rue Grande

Tél. : 04 92 74 41 76

 

Moustiers Sainte Marie :

Magasin de presse

place du Couvert

Tél. : 04 92 74 69 53

 

Riez :

Magasin de presse

10 b, allée Louis Gardiol

Tél. : 04 92 77 84 60

 

Castellane :

Magasin de presse

place Marcel Sauvaire

Tél. : 04 92 83 60 29

 

Digne les Bains :

Galerie Carrefour

Magasin de presse

route de Marseille

Tél. : 04 92 32 05 44

 

Chateau Arnoux :

Magasin de presse

place Péchiney

Tél. : 04 92 34 71 22

 

Centre commercial

rayon presse

tél. : 04 92 64 34 98

 

Saint Etienne les Orgues :

Magasin de presse

rue Grande

Tél. : 04 92 75 46 96

 

Forcalquier

Magasin de presse

5, Rempart Berluc Pérus

Tél. : 04 92 75 00 40

 

Sisteron :

Magasin de presse

178, rue Grande

Tél. : 04 92 61 12 01

 

Laragne Monteglin :

Magasin de presse

48, place de la Fontaine

Tél. : 04 92 65 03 87

 

Quinson :

Magasin de presse

Le Cours

Tél. : 04 92 74 08 05

 

Gap :

Magasin de presse

66, bd. Georges Pompidou

Tél. : 04 92 52 69 19

 

Librairie Davanier

3, place Jean Marcellin

Tél. : 04 92 51 01 17

 

Magasin de presse

75, av. Jean Jaurès

Tél. : 04 92 24 11 98

 

Magasin de presse

2, place Frontreyne

Tél. : 04 92 51 06 77

 

Veynes :

Maison de la presse

19, bd. Gambetta

Tél. : 04 92 58 01 29

 

La foux d'Allos :

Magasin de presse

Immeuble "Le Centre"

Tél. : 04 92 83 81 09

 

St Etienne en Devol :

Magasin de presse

La joue du loup

Tél. : 04 92 58 82 93

 

DEPARTEMENT 06 : 

 

Menton :

Magasin de presse

81, av. Cenushi

Tél. : 04 92 10 10 65

 

Magasin de presse

13, rue de la République

Tél. : 04 93 35 75 13

 

Roquebrune Cap St Martin :

Magasin de presse

2, av. de la plage

Tél. : 04 93 57 25 81

 

Magasin de presse

57, av. Paul Doumer

Tél. : 04 93 28 01 66

 

Monaco :

Magasin de presse

22, av. Princesse Charlotte


Presse

Centre Commercial

 

Magasin de presse

av. Princesse Grace

 

Magasin de presse

31, av.  Hector Otto

 

Magasin de presse

28, av. de la Costa

 

Magasin de presse

av. Prince Pierre Buf.

 

Magasin de presse

Bd. Albert Premier

 

NICE, Antibes, Juan les Pins :

Pour les villes indiquées ci-dessus,  vous le trouverez

dans les principaux magasins de presse...)

 

Breil sur Roya :

Magasin de presse

13, bd. Rouvier

Tél. : 04 93 04 41 53


Mougins
Librairie C.C. Carrefour-Market

Chemin du Refuge

04.93.46.85.34

 

Cannes

Magasin de presse

3, rue Molière

04.93.38.12.32

 

Magasin de presse

136, avenue de Grasse

04.93.38.39.14

 

Cannes La Bocca :

 Tabac-Presse

71, av. Francis Tonner

04.93.47.26.36

 

Le Cannet :

Presse-Librairie

50 boulevard Carnot

04.93.45.40.68

 

Magasin de presse

6, rue St. Sauveur

04.93.45.47.76

 

Tabac-Presse

24, rue Frédéric Mistral

09.62.60.90.00

 

Magasin de presse

97, rue de Cannes

04.93.99.50.15

 

Magasin de presse

13, avenue des Anglais

04.93.68.02.07


Le Cannet Rocheville :

Magasin de presse

20, av. Maurice Jean Pierre

04.93.45.21.58

 

Magasin de presse

469, bd Jean Monnot

04.93.46.11.24

 

Mouans-Sartoux :

Tabac-Presse

373, av. de Cannes

04.93.06.02.37


Escragnolles :

Presse et divers

La Colette, Rte. Nle. 85

04.93.09.27.74

 

Mandelieu la Napoule :

 Magasin de presse

725, avenue de Cannes

04.93.49.24.93

 

Mandelieu (Cannes Marina) :

Tabac-Presse

364, Allée Marine Royale

04.93.93.04.08

 

Mandelieu :

C.C. GEANT

Presse, dans Galerie Marchande

791, avenue de Fréjus

04.92.97.11.03


Pégomas :

Kiosque INTERMARCHE

87, route de la Fernerie

04.93.70.80.21


Théoule sur mer :

Bar-Tabac-Presse

61, route de Lerins

04.93.49.96.50 


Andon :

Magasin de presse

277, Allée Léon Funel

04.93.60.75.87

 

Mougins le Haut :

Magasin de presse

10, Place des Arcades

04.93.64.80.71

 

Grasse :

Magasin de presse

C.C. Super U

Chemin de l'Orme

04.93.40.87.05

 

Kiosque Presse

1, Place Maximin Oscar

04.93.36.83.95.

 

Presse-Selecta

Hôpital de Grasse

Chemin de Clavary

04.93.09.01.98

 

Tabac-Presse

98, av. George pompidou

04.93.70.54.16


Pré du Lac :

Presse-Librairie

18, route de Nice

04.93.36.67.19


Bar-sur Loup :

Magasin de presse

19 av. du Général de Gaulle

09.61.54.25.74

 

Vallauris :

 Magasin de presse

Avenue du Tapis Vert

04.93.64.11.48

 

DEPARTEMENT 13 :

(liste provisoire,

diffusion non terminée )

 

Cassis :

Librairie Préambule

8, rue Pierre Eydin

tél. : 04 42 01 30 83

 

La Ciotat :

Maison de la presse

11, quai F. Mitterand

 

Salon de Provence :

Maison de la presse

183, Cours Gimon

tél. : 04 90 56 26 51


Super Marché Leclerc

Av. de Pélissanne

 

DEPARTEMENT 30 :

(Pas de mise en place prévue avant septembre)

 

DEPARTEMENT 34 :

(En attente de la fin de la mise à jour de la liste, vous le

trouverez chez les principaux dépositaires de presse).

 

 

Montpellier :


plusieurs magasins de presse :

* 47, rue Saint Guilhem.

* 5, bd. Victor Hugo.

* 2, rue du plan de Pala.

* 68, rue du Faubourg Bou.

* 194, rue R. G. Brassens Croix

* 435, rue Léon Blum.

* 40, av. de Toulouse.

* 49, rue Chaptal.

* 33, av. Ecole de l'agriculture.

* Route de Mende.

* 1, rue de l'Escoutadou.

* 31 bis, av. Saint Lazare.

* 1003, av. Paul Guardel.

 

Saint Georges d'Orques :

Magasin de presse

8, av. de Montpellier

 

Mauguio :

Magasin de presse

131, av. Grassion Ci.

 

Lattes :

Magasin de presse,

Route de Perols.

 

Saint Clément de Rivie :

Magasin de presse,

bd. des Sources.

 

Murviel les Montpellier :

Magasin de presse,

place de la Croix.

 

Laverune :

Magasin de presse,

2, rue de la Croix.

 

Gigean :

Magasin de presse

129, av. de Béziers

 

St Guilhem le Désert :

Magasin de presse,

Le Bourg.

 

St Jean de Fos :

Magasin de presse,

2, rue Jules Ferry.

 

Aniane :

Magasin de presse

27, bd. Sain Jean.

 

Argelliers :

Magasin de presse

La Place.

 

St Félix de Lodez :

Magasin de presse

5, Place Marcel campan.

 

Cournonterral :

Magasin de presse

20, rue de la Chapelle.

 

Palavas les Flots :

Divers magasins de presse :

 

Chemin de l'Evéché.

17, quai Paul Cuno.

100, av. de Saint Mau...

204, av. de Saint Mau...

 

Le Crès :

Magasin de presse

112, av. des Chasseurs.

 

Saint Drézery :

Magasin de presse

6, av. de la Méditerranée.

 

Grabels :

Magasin de presse

30, rue du Portail.

 

Jacou :

Magasin de presse

18, rue Fernand Soubeyra

 

Montarnau :

Magasin de presse

Place de la Fontaine.

 

Prades le Lez :

Magasin de presse

130, route de Mende

 

Saint Gely du Fesc :

Magasin de presse

11, rue du Patus.

 

St Martin de Londres :

Magasin de presse

1, route du littoral.

 

Teyran :

Magasin de presse

2, rue des prés

 

Vandargues :

Magasin de presse

2, bis rue des balances.

 

Mauguio :

Magasin de presse

95, av. de la Mer.

 

Ganges :

2 Magasins de presse :

 

* 1, rue Biron.

* 1, rue Jean Jaurès.

 

Simène :

Magasin de presse

13, rue des Tilleuls.

 

Le Vigan :

Magasin de presse

av. Emannuel d'Alzon.

 

Clermont l'Hérault :

Magasin de presse

29, route Nationale 9.


 

 ---------- (à suivre)

 

 

DEPARTEMENT 83 :


Montauroux :

Presse et divers

rue Sainte Brigitte

Tél. : 04 94 68 04 78


Fréjus :

* Tabac presse Tour de Mare

  26, allée Ciceron.

* Le Balto, 379 bd. de la Libération.


Saint Raphaël :

* Kiosque du Casino, Bd. René Coty.

* Magasin de presse, Bd de la Plage.

* Tabac presse de Valescure, Centre

   commercial des Golfs.

* Magasin presse, 11, nouveau

   port Santa Lucia.

 

Agay :

* Presse, Centre commercial Agay-plage

* Presse, Cap Estérel.

 

Saint Aygulf :

Hall de la presse,

place de la poste.

 

Les Issambres :

Tabac presse,

Rpoute Nle 98.

 

Plan de la Tour :

Magasin de presse

2, place Foch.

 

Port Grimaud :

Tabac-presse du Sud

22, place François Spoerry.


Les Marines de Gassin :

Tabac presse

2, rue des Pierres Marines.


Cogolin :

* Centre Leclerc, 3 rue Marceau

* Maison de la presse, rue Jean Jaurès.


Saint Tropez :

Hall de la presse

Quai Suffren.


Ramatuelle :

Tabac presse au

Centre commercial "Les Tournels".


La croix-Valmer :

Tabac presse

rue Centrale.


Cavalaire-sur-mer :

* Libres service presse, place du parc.

* Magasin presse 15, rue du Port.

* Maison de la presse, 143, av. des Allies.

 

Le Lavandou :

Maison de la presse

12, rue Charles Cazin

(centre ville)

Tél. : 04 94 71 11 71

 

Bormes les Mimosas :

Maison de la presse :

La favière (près port de plaisance)

Tél. : 04 94 71 18 30 

 

La Londe les Maures :

Maison de la presse

11, av. Clémenceau (centre ville)

Tél. : 04 94 66 82 51

 

Hyères :

Maison presse du port

35, av.Dr. Robin (sur le port)

Tél. : 04 94 57 74 73


Librairie Charlemagne

19, av. des îles d'Or

Tél. : 04 94 65 27 05

 

Carqueiranne :

Librairie Mille Paresses

39, av. Jean Jaurès

Tél. : 04 94 08 57 24

 

Toulon :

Librairie Charlemagne

50, bd de Stasbourg

 

Kiosque

place Noël Blache

(extrém. bd. de Strasbourg)

tél. : 04 94 46 31 02


Kiosque de la liberté

place de la Liberté

(angle bd de Strasbourg).

tél. : 04 94 22 97 11

 

Sanary-sur-mer :

Maison de la presse

31, rue Jean Jaurès

Tél. : 04 94 74 01 57

 

Bandol :

Librairie Gipsy,

Av. du 11 novembre.

tél. 04 94 41 75 91


Saint-cyr-sur-mer:

Hall de presse

6, rue de la République.

tél. : 04 94 26 12 46

 

 

 

 

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