(...)
Charles se met à rire puis répond :
– D’abord, l’idée de la survie de l’esprit,
après la mort physique, n’est pas mienne. Ensuite, pour comprendre la théorie dont je fais état, il faut évoquer les connaissances du savant, feu Albert Einstein, qui a défini la quasi non
existence de la matière. Tous les scientifiques, aujourd’hui, confirment cette découverte : la matière est essentiellement constituée de vide et de forces attractives,
liant les protons et les neutrons entre eux et maintenant les électrons en orbite autour de ces noyaux. L’atome ainsi composé, associé à une multitude d’autres atomes, détermine l’aspect physique
de la matière*. Si tu avais la possibilité de faire cesser la rotation des électrons, tout disparaîtrait. Il ne resterait plus rien, si ce n’est un invisible nuage de particules éparses,
privées d’énergie. Einstein prétend que toute la ferraille, constituant soixante navires, ne représente, en réalité, que la valeur d’un morceau de sucre en matière pure, en atomes compressés les
uns contre les autres mais égalant toujours la masse des soixante navires ! C’est incroyable, non ? En conclusion, cela veut dire que l’aspect de la matière, en réalité, pourrait être défini comme une illusion d’optique !
L'électromagnétisme est la seule énergie utilisée par le phénomène
créatif pour maintenir en
orbites, autour de leur noyau, les particules atomiques et les
planètes...
– C’est fabuleux, dis-je, et nos cinq sens ont ainsi la faculté de nous leurrer, de
nous faire voir, toucher, entendre, sentir et goûter des milliards de choses différentes, qui sont seulement des arrangements, dans l’espace, de protons, neutrons et
électrons ?
– Oui, c’est bien cela, répond Charles, et cette
force d’attraction, cette énergie électromagnétique apparemment inépuisable, permet aux atomes et sans doute même aux étoiles et aux planètes, de se maintenir dans l’espace, dans le vide
absolu, comme par magie ! Selon leurs nombres et leurs combinaisons, ces atomes forment des matières gazeuses, du carbone, de la lave en fusion, du fer, du bois, des végétaux ou de la chair,
en fait tout ce qui existe… C’est extraordinaire, non ?
L'univers : ressemblance frappante avec le mécanisme
atomique...
(...)
– La destruction moléculaire d’une forme de Vie, expose Charles,
peut paraître dramatique à tous ceux qui pensent qu’après la mort il n’y a plus rien. Or, cela ne semble pas être le cas. A mon humble avis, l’énergie atomique, constituant la matière, est
indépendante de " l’onde intelligente " qui veille sur son destin, en l’incitant à modifier son aspect et ses moyens de défense, quand les circonstances deviennent nécessaires pour sa
survie. Sinon, comment pourrions-nous expliquer les mutations génétiques subies par la matière vivante ? En observant la nature, aussi attentivement que le font les scientifiques, nous
pouvons vérifier l’exactitude de cette constatation : la lente mais constante transformation du monde animal et végétal* répond bien à ce scénario fantastique* !
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* Dans une émission USHUAI,
un scientifique montrait à Nicolas Hulot une catégorie de plantes qui, en l’espace d’un an, s’était recouverte d’épines, pour ne plus être dévoré par un prédateur menaçant son
existence !...
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Quelques notions d'une THEORIE REVOLUTIONNAIRE
sur une raison possible de notre existence terrestre…
Aussi loin que nous pouvons remonter dans le temps, pour observer les différentes formes d’existences animées dont se pare la nature, il est symptomatique de constater qu’à
n’importe quel étage de la création, il a toujours fallu sacrifier des vies pour entretenir celles d’autres espèces vivantes…
Quel objectif logique pouvons-nous attribuer à ce concept, d’une cruauté totalement indifférente à la souffrance et à la mort des intéressés ? Un seul but nous parait digne de
compréhension : celui d’obliger toutes les espèces à évoluer, à se parfaire, guidées par l’instinct de survie, cette force intuitive nous obligeant à lutter et à nous surpasser, selon la loi du
plus fort ou du plus intelligent, pour échapper, le plus longtemps possible, à notre destin de mortel.
Pourquoi le phénomène créatif, fréquence d’ondes intelligentes (semble-t-il) régnant sur le mécanisme atomique de l’univers, a-t-il mis en œuvre un tel processus ?
Considérant la matière comme inexistante, selon les seuls critères définis par tous nos savants, feu Albert Einstein en tête, tout ce qui apparaît matériel, à nos yeux, est en
réalité une illusion ou, plus exactement, la manifestation d’ondes dotées de l’énergie des atomes et de « l’intelligence universelle », omniprésente en tous lieux ! Nous-mêmes et notre cerveau
faisons évidemment partie de ce phénomène extraordinaire…
Puisque rien de physique n’existe réellement dans ce système invraisemblable, constitué essentiellement, rappelons-le, de vide et d’énergie atomique, comment l’onde
représentant l’instinct intelligent de notre esprit (le subconscient ?) pourrait disparaître, avec la fin de vie d’une illusion de matière représentée, un certain temps, par l’arrangement
atomique de nos cellules et de nos gènes ?
Ne semble-t-il pas que certaines réflexions scientifiques, proposées pour expliquer le phénomène de la vie et de l’évolution, en particulier celle des gènes, pourraient
expliquer une partie de l’incroyable parcours de l’usine terrestre, destinée à fabriquer de l’intelligence cosmique ?
N’y a-t-il pas en effet dans cette théorie des gènes, une recherche unique d’intelligence, au final de l’évolution terrestre ?
Ces gènes, programmés au départ pour se multiplier, se transmettre et commettre parfois des erreurs (sans doute, voulues et guidées par notre psychisme), ne pourraient-ils être
à la base même de toutes les mutations, dans le processus de l’évolution proposé par Darwin ? Mais à une différence près : le hasard n’aurait absolument rien à voir là dedans !
Croyez-vous au hasard ? Croyez-vous qu’il soit possible que la providence porte à elle seule la responsabilité incroyable de milliards d’arrangements atomico-génétiques et
d’autant d’illusions, ayant données naissance au monde que nous percevons?
Croyez-vous également que le plaisir procuré par l’acte sexuel puisse être le fruit du hasard ? Ou plus logiquement le résultat d’une froide programmation, afin d’obliger
toutes les espèces à transmettre ces fameux gènes à l’infini ?
Cependant, si le hasard peut être tenu à l’écart de l’idée du processus évolutif, les religions ne vont-elle pas revendiquer l’intervention d’un Dieu pour expliquer toute la
création ?...
Sans doute mais pourront-elles alors nous expliquer dans quel but ce Dieu, décrit comme juste, bon et doté de tous les pouvoirs, aurait désiré instaurer un tel mécanisme
génétique diabolique et cruel, en créant une illusion de vie, sur une petite planète perdue aux fins fonds du cosmos ?
Le phénomène de la création, avec toutes les formes de luttes et de souffrances, dont il porte la responsabilité, peut-il s’apparenter à l’esprit d’un Dieu, tel que le propose
les religions ?
Dans ce cas, l’appellation « Dieu des enfoirés » ne sied-elle pas à merveille à ce personnage de conte de fée, inventé et dépeint à l’image des destructeurs de son
propre chef d’œuvre ?...
O
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